| Autour de Chateaubriand |
"Un lieu, un destin" - DVD disponibles (février 2010)
L'histoire de grandes figures dans les Hauts-de-Seine
Chateaubriand à la Vallée-aux-Loups - dessin de Girodet - coll. Société Chateaubriand - MDC
Une série de dix films a été réalisée dans différents sites des Hauts-de-Seine, retraçant le destin de dix personnages emblématiques qui ont marqué le département de leur empreinte. De Monsieur (Saint-Cloud) à Mme de Pompadour (Sèvres), de la duchesse du Maine (Sceaux) à Joséphine (Rueil-Malmaison), de Corot (Ville d'Avray) à Albert Kahn (Boulogne), de Charles Péguy (Bourg-la-Reine) à Céline (Meudon), de Chateaubriand (Châtenay-Malabry) à Paul Léautaud (Fontenay-aux-Roses), autant de grandes figures à redécouvrir dans les décors alto-séquanais.
L’un de ces dix films, consacré à Chateaubriand, a été tourné en partie à la Maison de Chateaubriand, sous la direction du réalisateur Simon Thisse. Y ont été reconstituées quelques scènes : un dîner donné par Chateaubriand et son épouse Céleste à la Vallée-aux-Loups, la rencontre de l’écrivain avec Juliette Récamier chez Mme de Staël, Chateaubriand écrivant à son bureau dans la Tour Velléda, l’auteur se promenant dans son parc, etc. Plusieurs personnalités ont été interviewées pour évoquer la vie de Chateaubriand et ses multiples facettes : Jean d’Ormesson, Marc Fumaroli et Jean Tulard, de l’Académie française, l’historien Ghislain de Diesbach, l’écrivain Denis Tillinac, Sonia de La Tour du Pin (château de Combourg), Agnès Verlet, Bernard Degout, directeur de la Maison de Chateaubriand, Élisabeth Dujardin, directrice des Parcs, Jardins et Paysages au Conseil général des Hauts-de-Seine, etc. Visionnez le diaporama Société Européenne de Production
 D’une durée de 52 minutes, ce film est disponible en DVD dans les boutiques des trois musées du Département, et également sur notre site internet (12 €). Des versions de 26 et 3 minutes seront diffusées dans les collèges et bibliothèques du département. Le coffret des 10 films est également disponible, au prix de 45 €. CG92 / Jean-Luc Dolmaire
EN SAVOIR PLUS
/ À LIRE
Lire l'article sur les DVD sur vallee-culture.fr Lire l'article sur le tournage sur vallee-culture.fr (où les films peuvent être visionnés en versions de 3 et 26 minutes) Lire l'article sur le tournage dans HDS.mag n° 6 (juillet-août 2009, pages 50-52)
Chateaubriand et la restauration de l'histoire : conférence de Bernard Degout (09/02/2010)
"J'ai fait de l'histoire, et je la pouvais écrire" (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe)
Sacre de Charles X par Vien fils - plume et encre - coll. Maison de Chateaubriand - cl. Studio Sébert
Bernard Degout, directeur de la Maison de Chateaubriand, a donné le mardi 9 février à 20 h 30, à l'Auditorium du Conservatoire de Bourg-la-Reine, une conférence intitulée Chateaubriand et la restauration de l'histoire. Moins d’un an après s'être, à l'avènement de Louis-Philippe, retiré de la Chambre des pairs, Chateaubriand écrivait : « J'étais l’homme de la restauration possible, de la restauration avec toutes les sortes de libertés. Cette restauration m'a pris pour un ennemi ; elle s'est perdue : je dois subir son sort. » Pain béni pour les contempteurs de la vanité hyperbolique de l'« homme » des Mémoires d'outre-tombe, véritable pont aux ânes pour ses hagiographes, cette affirmation a figuré dans une brochure largement diffusée, avant d'être reproduite dans les Mémoires d'outre-tombe. Mais que signifiait-elle au juste ? Ne visait-elle que la « carrière politique » de l'auteur ? Ou bien Chateaubriand s'était-il constitué, bien avant déjà, en ce « sujet de l'histoire » qui seul pouvait conduire du rétablissement de la monarchie au renouement de la chaîne des temps ?
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/ À LIRE
Auditorium du Conservatoire 11-13, boulevard Carnot 92340 Bourg-la-Reine
L'Occitanienne : un film de Jean Périssé (2008)
Le dernier amour de Chateaubriand
Cl. Valérie Teppe - droits réservés
Ce film tout en romantisme invite à découvrir un épisode méconnu de la vie de Chateaubriand : sa rencontre en 1829 avec une jeune Toulousaine dans le décor enchanteur des Pyrénées.
Sorti en salles en mars 2008 et resté à l’affiche durant plus d'un an et demi à Paris au cinéma l’Accattone (et toujours visible à Toulouse), le premier long métrage de Jean Périssé évoque le dernier amour de Chateaubriand, Léontine de Villeneuve, apparaissant très furtivement dans les Mémoires d’outre-tombe sous le nom de « l’Occitanienne ».
C’est à Cauterets que se situe l’action de ce huis-clos romantique dans un hôtel ténébreux par un soir d’orage, où résonnent magnifiquement, sous le regard à la fois bienveillant et intéressé d’un maître d’hôtel poète à ses heures, les échanges poético-philosophiques entre un Chateaubriand vieillissant au cœur toujours vert, soumis à la tentation de cueillir « ce caprice d’une fleur », et une jeune femme toute entière dédiée au culte du grand homme.
Le film de Jean Périssé – au casting impeccable réunissant Bernard Le Coq (Chateaubriand), Valentine Teisseire (Léontine) et Roger Souza (le maître d'hôtel) – retranscrit avec un charme certain les élans et le langage romantiques que Chateaubriand maîtrisait parfaitement et qu’il savait inspirer à ses admiratrices, tout empreint de cette petite musique chère à l’auteur des Mémoires d’outre-tombe et que l’on retrouve dans ses écrits comme dans sa correspondance.
Rencontre avec Jean Périssé et Bernard Le Coq à la Maison de Chateaubriand
Après la projection la veille au cinéma Le Rex de Châtenay-Malabry, Jean Périssé a été accueilli à la Maison de Chateaubriand le samedi 17 octobre, en compagnie du comédien Bernard Le Coq, qui incarne Chateaubriand à l’écran, pour un échange avec les visiteurs. Tous deux ont pu expliquer la genèse du film, leur approche personnelle de l'écrivain, mais aussi dévoiler quelques coulisses du tournage et commenter plusieurs extraits du film, projetés dans la bibiothèque de la Maison.
MDC
Chateaubriand et l’Occitanienne
En novembre 1827, Léontine de Villeneuve, âgée de 24 ans, issue de l’aristocratie toulousaine, écrit à Chateaubriand une lettre pleine d’admiration, point de départ d’une correspondance passionnée qui devait durer deux ans avant que de se perdre dans un badinage plus distancié. En juillet 1829, les correspondants se rencontrent pour la première fois à Cauterets, dans les Hautes-Pyrénées, où ils sont venus prendre les eaux. Chateaubriand est alors de retour de son ambassade à Rome ; il a 61 ans.
Sur les conseils de l’Enchanteur, Léontine de Villeneuve se maria fin 1829 au comte de Castelbajac. Le couple reçut Chateaubriand en 1838 dans le Midi, et vint le visiter en 1847. En 1850, Léontine découvrit la maigre – et inexacte – page que lui consacrait Chateaubriand dans les Mémoires d’outre-tombe, et en fut offensée. Elle mourut en 1897, sans avoir révélé publiquement sa liaison secrète. C’est à sa petite-fille, la comtesse de Saint-Roman, que l’on doit la publication des lettres que Chateaubriand lui avait adressées.
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/ À LIRE
www.occitanienne.com (site officiel du film)
Scénario et story-board : Alain Paraillous et Jean Périssé, L’Occitanienne. Le dernier amour de Chateaubriand, Toulouse, Clairsud, 2008 – 15 € Le roman de l’Occitanienne et de Chateaubriand, éd. P.-B. Gheusi et Maurice Levaillant, Paris, Plon, [1925] Léontine de Villeneuve, Mémoires de l'Occitanienne, éd. comtesse de Saint-Roman, Paris, Plon, 1927, préface de P.-B. Gheusi | | |